°0o B'jour - Vous ne vous attendiez pas à cela hein, mais, me voici de retour o0°

°0o B'jour - Vous ne vous attendiez pas à cela hein, mais, me voici de retour o0°





___Bonjour bonjour. Voici très longtemps que je ne suis plus venu ici.
___Je vais vous avouer que cette fiction, j'en ai un peu honte. Baclée du début à la fin, ne ressemblant à rien. Orthographe déprorable. Fin minable. Bref. Loin d'être fière.
___J'ai décidé sur un coup de tête de tout reprendre. Malgré que j'ai énormément de boulot ces temps-ci. Alors me revoilà pour tout réécrire et vous montrer à quel point mon écriture a évolué.
___Bien chers lecteurs, je vous laisse. Un travail de titan m'attend.







Personne désirant être prévenu.

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# Posté le dimanche 17 août 2008 20:41
Modifié le vendredi 22 août 2008 16:54

°0o Chapitre premier o0°

Je vais commencer par le commencement du commencement et la fin de la fin. Un jour qui semblait être comme les autres mais qui changea le cours de ma destinée.

Ce jour là était teinté des mêmes reflets sombres de ma triste existence. L'écho des brimades, des moqueries et des bousculades faisait mon quotidien. A un tel point, que je commençais à ne plus en souffrir, ou plutôt, de ne plus en souffrir extérieurement. J'étais devenu, au cours de ces deux dernières années, une véritable forteresse que seule une personne ne connaissait le code d'entrée.
J'avais passé l'épreuve, sans trop de soucis, des heures de cours en compagnie de mes ennemies jurés. Encore une fois, il était parvenu à me faire prendre des heures de colles non méritées, pourtant, je n'ai pas bronché car je savais qu'il me restait encore plus difficile à surmonter.
Je ne me souviens que trop bien encore d'être entrée dans l'endroit le plus redoutable du lycée après avoir pris une longue goulée d'air. J'avançais vers la cantine où je pris une simple salade – la nourriture n'était pas mon amie – et me dirigeais vers une table isolée. Assise, je me permis de respirer, je chipotais dans ma salade avant d'en grignoter une feuille, la seule que j'eus avalé ce jour là. Habituellement, j'aurai mangé plus mais cette fois-ci, une voix qui m'est que trop reconnaissable s'éleva non loin de moi. Dès lors, je fus incapable d'avaler quoi que ce soit. Ma fourchette en plastique restait suspendue dans l'air quelques secondes tandis que mes yeux fixaient des mocassins rouges élevés par des talons d'une dizaine de centimètres. Ces mocassins dévoilaient une paire de chevilles fines et fragiles qui donnaient sur de longues jambes élancées. Ses cuisses étaient recouvertes par une mini jupe en jean et moulait parfaitement ses hanches, par-dessus, retombais un t-shirt rouge qui – lui aussi – moulait parfaitement son corps mettant en valeur ses formes généreuses. Mes yeux refusèrent de monter plus haut, de lui faire face avec honneur. Je m'évertuais à fixer ma salade alors que mon souffle refusait de reprendre normalement. Je n'étais pas stupéfaite pas sa beauté, j'avais dépassé ce stade depuis des années maintenant, non, je restais coite face à la haine qui me consumait dès qu'il s'agissait d'elle. Je crus un instant qu'elle allait passer son chemin, au lieu de cela, elle s'adressa directement à moi. Chose qu'elle n'avait plus fait depuis maintenant deux longues et douloureuses années.
A cet instant, mon instinct me criait de partir, de ne pas l'écouter, de courir à toutes jambes le plus loin d'elle, mais j'en fus incapable. Sa voix – si douce – m'avait paralysé, je ne bougeais plus d'un millimètre, écoutais chaque parole qu'elle se délectait de prononcer lentement et assez fort pour que toutes les tables nous environnant ne nous entendent.

-___ Personne ne t'aime tu sais. Et... Personne ne t'aimera jamais. Tu es pitoyable. Tu n'attires qu'horreur et dégoût. Pas étonnant que tout le monde t'abandonne. Tu es seule. Complètement seule. Tu n'es bonne qu'à effrayer les gosses du quartier avec tes airs de zombies.

Ma fourchette en plastique finit enfin par bouger, elle tomba mollement sur ma salade qui restait docilement dans mon assiette. Ça ne ressemblait pas à ces scènes de films, ou l'assiette se brise en grand fracas marquant la force de la blessure que subissait la personne. Je n'eus pas ce coup théâtral. Je me levai lentement, avança vers la sortie d'abord lentement, mon c½ur résonnait dans mes tympans. J'entendis les rire en échos à sa litanie, et petit à petit, ma vitesse grandit et je finis par courir plus vite que ce que je n'avais jamais couru de toute ma vie. J'entra dans la première toilette qui vint et je fis un geste qui modifia ma destinée. A coup de lame profondément encrée dans mes poignets, je sentais ma vie se vider de mon corps lentement. Je n'aurais pu dire combien de temps s'était écoulé avant que je perde connaissance, avant qu'une fille me découvre baignant dans mon propre sang, avant qu'on m'emmène à l'hôpital et avant que mon malheur prenne une nouvelle tournure.

Voici le commencement du commencement et la fin de la fin, voici mon histoire.
# Posté le lundi 18 août 2008 19:11

°0o Chapitre second o0°

J'étais seule, mais serais-je toujours seule.

J'avançais dans les nombreux couloirs identiques les uns aux autres, escortée par ma nouvelle directrice vers ma classe. Je n'espérais pas qu'ici ou ailleurs cela change, je n'avais pas une once d'espoir en ma réserve pour tout dire. Je le savais, je savais que cela ne serait pas différent d'avant. Le pays ne changeait rien, le lycée ne changeait rien à mes yeux. J'étais et je resterai une personne haït et crainte.
La marche s'arrêta devant une porte où de l'autre côté résonnait la voix du professeur réprimandant un élève trop bruyant. La directrice frappa et entra, un silence lourd remplaça les murmures incessants.

-___Bonjour jeunes gens, débuta-t-elle avec un regard lourd de reproches sur les perturbateurs. Ceux-ci baissèrent la tête alors qu'elle reprit, observant les élèves par-dessus ses lunettes. Je vous présente Leîla Farenge. Elle vient directement de Belgique et je compte sur vous pour ne pas faire honte à notre pays. Soyez gentil avec elle et tout ira pour le mieux.

Je n'écoutais déjà plus ce qu'elle racontait tandis qu'elle entrait dans un long monologue. JUe dévisageais chaque visage alors. Certains détournèrent les yeux, effrayés ou trop timides, d'autres me renvoyèrent mon regard froid, certains me provoquèrent du regard et ensuite il y eut lui. Ses yeux me déstabilisèrent sans aucun effort, mon c½ur s'affola. Non, je n'eus pas le coup de foudre, je fus juste choquée par une telle beauté. Habituellement, une fille comme moi serait passée à côté sans le remarquer mais il a cette beauté discrète que personne ne remarque, du moins personne comme moi. Il a ce petit quelque chose que de rare personne ne voit. Je n'étais pas attiré par son corps finement musclé, par son sourire de lover ou par sa main qu'il glissait ça et là dans ses cheveux. Non, c'était ses yeux. Brillants de malice au premier abord, mais teintés de tristesses et de douleurs, de souffrances et de peurs. Je savais qu'il n'avait eut la vie facile, mais quelque chose chez lui clochait. Quelque chose qui n'allait pas avec ce reflet dans ses yeux. Ce sourire, cette sûreté, cette façon de se tenir, ce regard hilare qu'il échangeait avec les autres. Je compris ce que les autres n'avaient probablement jamais compris, il joue un jeu, un jeu que je connais que trop bien. Ce jeu qu'elle jouait elle aussi, le jeu pour lequel elle a dû faire un sacrifice. J'étais le sacrifice. Tout deux jouaient le même jeu, un jeu dangereux. Tout deux avaient les mêmes lueurs dans le regard, et pour cela, je le haïs comme je l'haïssais et je l'ai aimé comme je l'aimais.
La directrice finit par clore son discours et me proposa de prendre parole. Je la regarda d'un regard sombre, m'assis sur une palliasse vide au fond de la classe et contemplais mes ongles. Elle pinça probablement les lèvres, je ne le vis pas, et la porte se referma derrière elle. Le professeur se présenta à moi, je ne me souvins plus de son prénom, la haine me calcifiait. Je fermais les yeux un instant et je réfléchis, peut-être joue-t-il au même jeu mais peut-être ne serai-je plus la victime. J'espérais. Cela faisait longtemps. Mon c½ur battait trop vite, enflammant ma poitrine, ma respiration était lente et glacée, je désirais le lever les yeux et le regarder, non, plus ! Je le désirais lui parce que je la désirais. Je voulais de lui l'allier que j'avais souhaité d'elle. Et pourtant, je ne le connaissais pas.
Il ne fallu pas plus de trente secondes pour que les élèves oublient le cours et s'intéressent à moi. Je me tassais sur ma chaise, ils parlaient de moi comme si je ne les entendais pas, comme si je n'étais pas là. J'entendis une voix douce et pourtant acide. Ses paroles me blessèrent car j'avais su, à ses intonations identiques à celles qu'elle prenait, qu'elles venaient de lui.

Elle me l'avait pourtant dit, j'étais seule et je serai toujours seule.
# Posté le mardi 19 août 2008 18:24
Modifié le mardi 19 août 2008 19:05